Animations Les exposants L'Alta Rocca en actions

Les projets
Le barrage du Rizzanèse au profit du développement local

Après 20 ans de bataille juridique, la Communauté de Communes de l’Alta Rocca a accueilli, à Sainte Lucie de Tallano, la réunion de lancement de la construction du barrage du Rizzanèse. L’EDF a officialisé la démarche par la présentation détaillée du projet aux élus locaux qui sont restés mobilisés, toutes ces années, convaincus qu’ils sont de la nécessité de cet ouvrage pour le développement de tout le Sud Corse.
Si en 20 ans le projet a évolué, notamment quand à la contenance du barrage qui est passée de 2 800 000 m3 à 1 300 000 aujourd’hui, l’investissement financier de l’EDF, quand à lui, est resté le même : pas moins de 150 millions d’euros. Les 13 millions qui ont déjà été engagés à ce jour par l’EDF dans les études et la préparation des voies accès aux sites, témoignent de sa volonté de voir aboutir ce projet.
Une intégration écologique respectueuse complète le projet.

> Des retombées économiques pour la région
Avec 30 % du montant des travaux alloués aux entreprises locales, ce sont 500 000 heures de travail qui vont favoriser l’emploi dans la région pour les six années à venir.
Au-delà de la durée des travaux, l’impact financier sera durable :
Les retombées fiscales (taxes professionnelles et foncières) permettront à la Communauté de Communes de l’Alta Rocca d’engager des actions de développement dans l’ensemble des communes de son territoire, même celles qui ne seront pas directement touchées par l’ouvrage.
En cette période de désengagement de l’État, cette nouvelle autonomie de moyens engendrée par le transfert des compétences, contribuera au développement durable de la région. Cet apport financier permettra donc la mise en valeur du patrimoine.
La réfection des voies d’accès, l’entretien et la modernisation des installations resteront nécessaires pour les années à venir. L’installation de nouvelles familles qui en résulte va dynamiser toute l’économie locale, mais aussi la vie sociale et culturelle de la région. Les écoles vont accueillir de nouveaux enfants, assurant ainsi la pérennité de certaines classes.
C’est donc l’économie de toute une région qui va être dynamisée durablement.

> Impact touristique
La vocation hydroélectrique et la réduction de la capacité du barrage ne permettent pas une exploitation touristique du plan d’eau.
Cependant, le site sera un pôle de visite de la région auprès d’un public pour lequel ce sera l’occasion de découvrir et de s’attacher aux charmes de l’intérieur du pays. Le débit de la rivière, entre le barrage et la centrale, sera préservé, il sera même constant toute l’année et un peu supérieur à celui de l’été.
Ainsi, la pratique de la randonnée, la création possible d’espaces de découverte de la nature… ouvrent la voie à un développement d’activités touristiques non négligeable.

> Gestion de l’eau et lutte contre les incendies
Par la convention passée avec l’Office d’Équipement Hydraulique de Corse, c’est aussi toute une démarche pour la gestion de l’eau qui va pouvoir dynamiser l’agriculture locale et ouvrir, là aussi, des possibilités de développement durable. En effet, au niveau de la cheminée d’équilibre, l’eau pourra être déstockée à raison de 1,6 million de m3, de mai à octobre. L’irrigation et le développement de moyens contre les incendies seront ainsi rendus possible par gravité, dès 450 m d’altitude. L’eau brute restituée pourra, après traitement par les communes, alimenter le réseau d’eaux potables.

> Autonomie électrique et production d’énergie propre
Le barrage représentera 40 % de la puissance hydraulique EDF actuellement installée et 10 % des besoins en électricité. Par la production de 80 millions de KW/h, c’est l’équivalent de la consommation annuelle de l’Alta Rocca, du Sartenais, du Valinco et du Taravo que va produire, à lui seul ce barrage. Cet aménagement contribuera au développement des énergies renouvelables, conformément au Plan Énergétique adopté par l’Assemblée de Corse, tout en engageant une véritable stratégie de développement durable de la Corse.
Ce projet reste évolutif et un comité de suivi assurera la concertation entre l’EDF et les représentants de l’État, du Conseil Général de Corse du Sud, de la Collectivité Territoriale de Corse, de la Communauté de Communes de l’Alta Rocca qui veilleront au respect de l’intégration de la démarche dans la vie de la région.

En savoir plus sur le barrage

Planning des opérations

Dans un premier temps, ce sont les procédures administratives qui vont entamer la démarche concrète : Rachat de terrains par l’EDF, procédures d’appel d’offres pour les marchés locaux et européens, études d’exécution…
Dès le milieu de l’année 2007, les travaux d’aménagement des pistes d’accès seront entrepris.
Mi 2008 les travaux souterrains débuteront puis ceux de la conduite forcée.
Début 2009, la construction du barrage proprement dit sera lancée ainsi que celle de la centrale.
C’est en 2012 que les travaux devraient s’achever par la mise en fonction de l’ensemble de l’ouvrage.

Opération Grand Site de Bavella

Le projet de Pôle d’Excellence Rurale Sud Corse s’inscrit également dans le cadre des grands objectifs de développement durable assignés à l’opération Grand Site du Col et des Aiguilles de Bavella dont la politique de mise en œuvre repose sur un comité de pilotage, une structure de gestion, une ingénierie territoriale, une capacité d’évaluation permanente.

> Opération Grand Site de Bavella
L’objectif principal d’une telle opération est de mettre en place un projet de développement qui soit durable pour le site.
Pour cela il faut avant tout que les qualités paysagères et naturelles du site soient restaurées. Il est souhaitable qu’une même structure soit désignée de façon pérenne pour harmoniser la restauration et la gestion du site. Les mesures prises pour le site devront aussi être bénéfiques au développement local.
L’enjeu majeur d’une Opération Grand Site est d’accueillir un large public sur le site, sans le dénaturer par des infrastructures disproportionnées.
Cette OGS devra permettre une meilleure gestion des parkings pour limiter les dégâts pour la pelouse d’altitude. Une meilleure signalétique des chemins permettra un guidage de qualité et l’exploitation des terrains en parfait respect des propriétés privées.
Cette démarche est l’affirmation de la volonté des élus de préserver cet écrin mais aussi d’en faire un détonateur maîtrisé pour le développement local et durable.

Partenaires

Les actions seront entreprises en partenariat avec la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN), les Architectes des Bâtiments de France (ABF), l’Office de l’Environnement de la Corse (OEC), le Conseil Général de Corse du Sud, le Parc Naturel Régionale de la Corse (PNRC), la Communauté de Communes de l’Alta Rocca (CCAR) et la commune de Conca, propriétaire du hameau de Bavella.

Le projet pourrait s’articuler, selon l’étude en cours, en 3 axes

1) La protection du paysage, de l’environnement et du patrimoine
2) L’accueil et le développement local
3) La gestion et l’entretien du grand site, le développement local

Différentes actions concernant les activités de découvertes sportives et culturelles vont être mises en place ainsi que des campagnes de communications et de sensibilisation. L’étude devra prendre en compte les spécificités architecturales et les contraintes environnementales du hameau de Bavella. Elle permettra de préserver les intérêts des habitants et de gérer la forte pression touristique sur le site.
(C’est le site le plus visité de Corse, avec 1 million de visiteurs par an.)

Le projet du refuge de Bucchinera :

1) Gestion des flux de visiteurs et d’utilisateurs pour la maîtrise des activités agricoles et ludiques : élevages porcs et brebis, pêche, chasse, randonnées équestres et pédestres, ski de fond et raquette, circuits thématiques pour la découverte du patrimoine naturel et culturel.
2) Actions de communication et de sensibilisation au milieu naturel montagnard, auprès des divers publics et plus particulièrement des scolaires : valorisation du label Natura 2000, création d’un espace muséographique…
3) Offre de services multiples afin de générer des revenus de fonctionnement et d’assurer une présence physique permanente.
4) Valorisation des abords, aménagement des pistes et recours aux énergies renouvelables pour assurer une autonomie énergétique.
Cette opération portée par la CCAR sera réalisée avec maîtrise d’ouvrage déléguée au PNRC.

Le Pôle d'Excellence Rurale Sud Corse

La CCAR et les communautés des communes du Sartenais-Valinco et du Taravo, portent un projet commun de labellisation d’un Pôle d’Excellence Rural (PER) afin de participer à la mise en valeur de leur patrimoine naturel, culturel et touristique. Deux opérations représentatives du territoire de l’Alta Rocca ont été sélectionnées selon le cahier des charges PER :

> Plateau du Cuscionu
La restructuration-aménagement du refuge de Bucchinera et de ses abords sur le plateau du Cuscionu qui permettra l’ouverture, sous contrat d’affermage et maîtrise d’ouvrage du PNRC, d’une structure d’accueil touristique fonctionnant en période estivale (randonnées sur le plateau du Cuscionu) ainsi qu’en période hivernale (ski de fond et randonnées en raquettes). Par ailleurs, un plan de reconquète pastorale sera mis en œuvre avec la réhabilitation et gestion des estives. Trois à quatre emplois seront créés localement. Coût total du projet : 800 000 euros HT.
Plan de financement : État 50 %, Collectivité Territoriale Corse 20 %, Conseil Général 20 %, Parc Naturel Régional de la Corse 10 %.

> Le site de Piscia di Ghjaddu
L’aménagement du site de Piscia di Ghjaddu (commune de San Gavinu di Carbini) permettra d’accueillir sur un site emblématique de la région les randonneurs et les touristes dans des conditions de sécurité et de confort qui ne sont à l’heure actuelle pas réunies. Trois à cinq emplois permanents et saisonniers seront créés. Coût total du projet : 440 000 euros HT.
Plan de financement : État 50 %, Collectivité Territoriale Corse 20 %, Conseil Général 20 %, Communauté de Communes de l’Alta Rocca 10 %.
Situé sur le territoire de la CCAR dont l’ensemble des communes sont classées en Zone de Revitalisation Rurale ce projet a pour but de valoriser cet espace rural et de participer au développement du territoire de l’Alta Rocca. L’ambition essentielle est d’inclure très fortement la problématique de la sécurité incendie dans l’aménagement du site.

Le projet du site de Piscia di Ghjaddu :

1) Réhabilitation et fermeture du site d’accueil actuel.
2) Création d’une nouvelle aire d’accueil.
3) Aménagement d’un itinéraire protégé en rive unique.
Ce projet rassemble divers partenaires : la CTC (propriétaire des lieux), la CCAR (porteur du projet et futur gestionnaire du site), la commune de San Gavinu di Carbini, l’ONF (gestionnaire de la forêt pour la CTC) et les structures commerciales privées, installées sur le site et liées par des concessions à la CTC.

Les sites archéologiques

Dans le cadre d’une politique de mise en valeur de son patrimoine culturel, archéologique, historique et environnemental, la Communauté de Communes de l’Alta Rocca envisage de mettre en œuvre un programme de recherche, de conservation et d’exploitation des sites monumentaux de la microrégion.
La démarche vise à mettre à jour et en valeur les vestiges préhistoriques de l’Alta Rocca, dont la richesse patrimoniale n’a pas livré tous ses secrets.
François de Lanfranchi, archéologue originaire de la région et directeur du Centre d’Études et de Recherche Archéologique en Alta Rocca (CERAAR), travaille depuis longtemps sur le terrain. Il est à l’origine de cette démarche ambitieuse.

> Structurer la démarche
La première mesure envisagée est le recensement de tous les sites dont on connaît l’existence sur une carte topographique.
De nombreux sites ont été mis à jour pour lesquels il faut organiser l’entretien, l’exploitation et la préservation.
L’urgence ira au site de Tusiu et à celui de Presa (ci-dessus), le village néolithique le plus ancien retrouvé en Corse (5000 ans av J-C) et qui se situe sur le territoire de la commune d’Altagène.
Puis il faudra organiser la recherche d’autres lieux préhistoriques dans la région qui en est riche, parfois sans s’en douter.
Pour l’avenir, on peut imaginer la création d’une route des sites archéologiques qui permettrait aux visiteurs de visiter la région en partant à la découverte de son histoire.

> Une synergie de moyens
La Communauté de Communes de l’Alta Rocca compte soutenir et financer cette initiative avec l’aide d’autres partenaires institutionnels.
Il existe également la possibilité de s’ouvrir vers d’autres régions comme la Sardaigne, qui ont mis en place, depuis longtemps, une politique de préservation et de valorisation de sites.
La réalisation de ce programme se fera en étroite collaboration avec les divers acteurs concernés : État, propriétaires de terrains privés, élus locaux, chercheurs, universitaires, administratifs.
Le musée de Lévie sera partie prenante dans la démarche en créant un véritable centre de réflexion, de conservation et de diffusion des connaissances.
C’est un projet créateur d’emplois. Il s’inscrit dans une volonté de développement de notre microrégion. Ce projet va favoriser l’essor du tourisme et créer une dynamique positive dans bien des domaines.

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